Le détournement de toiles de maître par Jean-Charles de Castelbajac

On le connaissait couturier – il a notamment habillé Lady gaga dans son clip Téléphone, ou encore Alizée pour la plupart de ses tournées (?) – & on le découvre ici artiste à part entière.

Dès l’adolescence, il a également baigné dans l’art, ceci expliquant cela.

Pour l’occasion, il a investit la B.A.N.K galerie avec des reproductions de toiles de maîtres commandées à des copistes chinois & les a badigeonné de logos de marques renommées.

En fond, la Vénus de Botticelli

Ici, La liberté d’Eugène Delacroix

La seule qu’on ait reconnue, c’est le portrait de Louis XVI par Duplessis

Cette exposition, intitulée The Tyranny of Beauty a eu un précédent Londonien au Printemps 2009, sous le nom de The triumph of the sign.

Le même concept est ici exploité. Sauf qu’en 2OO9, il avait choisi des symboles empruntés à la société de consommation, tandis que celle-ci est davantage axée sur les marques de crèmes de jouvence, qui n’est pas sans faire référence au dictat de la beauté, en dehors de la toile siglée Nike dont la présence sert de cavalier parlementaire.

D’ailleurs, en la matière, ce n’est pas la première fois que des tableaux anciens illustrent des publicités pour les crèmes anti-rides, avec des tableaux usés par le temps…

Juridiquement, les œuvres originales et reproduites ici sont tombées dans le domaine public. Pourtant, le droit moral des artistes originaux subsiste puisqu’il est perpétuel par définition. Cependant, il a modifié la copie & non l’originale, l’atteinte au droit d’auteur n’est ainsi pas caractérisée.

En ce qui concerne l’image des marques, il s’est bien entendu procuré les autorisations. Toutefois, je n’ai pas réussi à savoir si la transaction était onéreuse, ou simplement équivalente à un échange de bons procédés entre gens qui se respectent.

Ce qui est tout de même gênant, c’est que les logos sont accolés carrément au milieu des toiles, de sorte qu’on  peine à reconnaître l’auteur de l’œuvre première…

J’ai particulièrement apprécié ses titres, tels que Terror of the Mirror ; Marquise de l’opposé ; Aurora Borealis.

Infos pratiques :

La B.A.N.K, 42 rue Volta dans le 3ème. Jusqu’au 23 octobre.

http://www.bankgalerie.com

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This entry was published on September 16, 2010 at 1:18 pm. It’s filed under Art contemporain, Expo and tagged , , , . Bookmark the permalink. Follow any comments here with the RSS feed for this post.

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