Street art.

L’autre jour, je me suis fait un petit programme estampillé street art. Ca faisait longtemps.

1. Kaws @ la galerie Emmanuel Perrotin :

Bon, l’expo s’est terminée le 23, mais on a pu photographier le plus important.

Alors cet artiste New – Yorkais vient de chez Disney, ou tout du moins, du monde de l’animation : il s’approprie nos références dans des toiles résolument pop : des mains de Mickey à gogo, sa version de Bob l’éponge, ou encore celle des Kimpsons… Elles sont impressionnantes pour la précision de leur traits, mais  je n’ai pas réussi à en apprendre davantage sur son procédé auprès des petites hôtesses snobs, pas aimables et incompétentes de la galerie, en dehors du fait qu’il s’agisse d’acrylique sur toile, ce qui me fait une belle jambe.

Bref, voilà ce que l’on a vu :

Kaws by Aymé @Mysenseoftaste

Pay the debt to nature by Aymé @Mysenseoftaste

Me & the Companions by Aymé © Mysenseoftaste

Kaws by Aymé © Mysenseoftaste

Kawsbob by Aymé © Mysenseoftaste

Sympa les tableaux arrondis, les tondo.

Vous avez certainement du voir ses art toys dont le packaging fait parti de l’oeuvre, ou bien dans les clips de Pharell ou de Kanye, en couverture de magazines (Clark à Paris, Complex aux US), ou encore au détour d’abris-bus.

Après quoi, on a tracé à la projection du documentaire intitulé en français Faites le mur ! de l’inconnu mais tellement connu à la fois Banksy.

2. Exit through the gift shop, ou plutôt son titre initial bien moins académique : Comment vendre de la m… à des c… :

L’avis général s’est très vite demandé s’il s’agissait d’une habile démonstration sur la banalisation de l’art ou d’une expression de l’ironie du sort ?

Petite présentation de l’artiste :

Banksy est un street artiste anglais de renom mais que personne ne connaît. Il a délibérément fait le choix de la clandestinité, tandis que d’autres, comme André qui figure au docu, ou Swoon par exemple, agissent à visage découvert. Son choix personnel laisse ainsi peser une once d’incompréhension de plus sur son oeuvre déjà surprenante. De lui, on ne connait que ce qu’il a décidé de révéler, c’est-à-dire son travail, par des pochoirs ou des installations. Pour le reste, tout passe par son avocat. La chose intéressante c’est qu’il les laisse en accès libre, c’est à dire qu’on peut tout à fait le contrefaire, il s’en fout. De toute façon, ça marche du feu de dieu et puis l’argent n’est pas son but (premier). Ce qui l’intéresse, c’est la réception et les réactions de son public. Voyez par exemple ma petite séléction :

Son travail sur le mur entre Israël & la Palestine (décidément) :

Politique et poétique, vraiment génial.

Ou encore sa Soho phone box mal en point, dont on voit la préparation et son cliché revendu horriblement cher  dans le documentaire :

Sur le fond :

Donc, le docu dont il est question ici relate l’histoire d’un hurluberlu du nom de Thierry Guetta, un expat’ français installé à L.A avec un accent à couper au couteau et qui plus est un compulsif de la caméra.

Après avoir appris que son cousin était le graffeur Space Invader, il s’amourache du street art qui émerge au début des 2OOO’s. Entre Paris, Londres & Los Angeles, il s’invite dans ses aventures nocturnes, là où il installe ses mosaïques. Il rencontrera ensuite Shepard Fairey, l’auteur de l’iconique poster Hope pour la campagne d’Obama. A ce titre, ce dernier est poursuivi pour utilisation de la photo prise par Mannie Garcia, alors sous contrat avec l’agence Associated Press sans s’être acquitté des droits d’exploitation. En tout cas, c’est l’un des seuls artistes à participer au documentaire à visage découvert.

Enfin, il approche son artiste vénéré, Banksy, qui accepte de se laisser filmer. Ainsi, il collecte de multiples témoignages importants sur le mouvement que Banksy lui propose de monter en documentaire, pendant que notre petit frenchie rejoint le mouvement sous le nom de M. Brainwash, qui, contre toute attente, a un succès fou.

Alors, la naissance de M. Brainwash était-elle une entourloupe organisée pour berner ce marché juteux ? il faut bien comprendre que Thierry Guetta, aka M. Brainwash s’intéresse davantage à vendre ses oeuvres qu’à les réaliser. Son processus créatif est chimérique : ce ne sont que de vulgaires copies de tout ce qui existe déjà, de Warhol à Banksy lui-même. Pourtant, quand sont interrogés les fans de M. Brainwash dans la file d’attente le jour de son vernissage, ils sont vraiment enthousiastes et excités à l’idée de le découvrir. C’est le buzz qui a fonctionné sur son geste tellement assimilé & recyclé, d’où le questionnement. Il aura pourtant réussi à créer le même engouement que pour un vrai artiste à l’égard d’un public, ainsi que chez L.A Weekly et chez Madonna qui lui a commandé la pochette de son dernier album, Celebration.

Quoi qu’on en pense, ce vrai-faux documentaire vaut le détour rien que pour voir les frasques satiriques de cette équipe hilarante, comptées en off par Rhys Ifans, et surtout l’envers du décors des street artistes en action.

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This entry was published on December 26, 2010 at 1:14 pm. It’s filed under Ciné, Expo, Street art and tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmark the permalink. Follow any comments here with the RSS feed for this post.

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