Rêve d’automne @u Théâtre de la Ville

Cette pièce, du dramaturge norvégien Jon Fosse, est mise en scène par Patrice Chéreau. Elle se joue jusqu’au 25 janvier 2O11.

Distribution : Valéria Bruni-Tedeschi, Pascal Grégory (Zonzon), Bulle Ogier, Marie Bunel (Bellamy) & Alexandre Styker  (vu dans la série La Commune !). Je tiens à préciser que nous avons assisté à une représentation sans Michelle Marquais.

Richard Peduzzi plante le décor : l’action se situe dans un musée, avec ses toiles exposées très en hauteur et rognées en partie par le haut, ses bancs, son parquet analogue à celui de l’aile Denon, ceci avec une certaine profondeur et perspective dans la disposition des salles. D’ailleurs, l’avant-première de ce spectacle a eu lieu au Louvre.

Le cadre est ainsi surprenant, à première vue, pour une pièce sur la vie et la mort. Et finalement, la transposition prend tout son sens : les noms des tableaux renvoient à ceux inscrits sur les pierres tombales ; et un musée est bien une sorte de pays des morts, avec des tableaux de peintres qui ne sont plus là.

Tout commence par une entrée en scène exaltée de Valéria. Suit un Pascal Grégory égaré. Ils se rencontrent, se retrouvent et l’on comprend que c’est l’histoire de ce couple, en accéléré, avec d’autres protagonistes qui, dès leur présence sur scène, donnent bien plus de vie et de vraisemblance à l’action.

La mise en scène est synchronisée & impeccable, dont une sorte d’esthétisme se dégage, rythmée par une conception sonore intéressante d’Eric Neveux (que vous pouvez écouter par ).

Les acteurs sont excellents (même la voix stridente de Valéria ne dénote pas !), mais le texte, tout en longueur, est banal & ennuyeux, hormis le fait qu’on assiste à un mélange des époques, des vivants et des morts. Les expressions sont ordinaires, avec beaucoup de répétitions (c’est justement ce qui caractérise Jon Fosse, apparemment) et la situation n’a pas grand intérêt : des parents qui en veulent à leur fils d’avoir divorcé, qui ne veulent pas rencontrer sa nouvelle compagne ; l’enfant ne dit pas un mot et est dirigé comme dans un spectacle de danse contemporaine.

Ceci s’inscrit dans une programmation thématique du Louvre qui lui est dédiée cette année avec le soutien de la Fondation Pierre Bergé et Louis Vuitton.

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This entry was published on December 28, 2010 at 11:11 am. It’s filed under Ciné, Dans mon iPod, Théâtre, TV and tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmark the permalink. Follow any comments here with the RSS feed for this post.

One thought on “Rêve d’automne @u Théâtre de la Ville

  1. la tante on said:

    donc merci pour leconseil
    la pièce que l’on n’ira pas voir!
    tu deviens une redoutable critique et je te fais confince bisous

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