Lord Anthony Cahn à la Galerie Charlot & Jean-Michel Othoniel au Centre Georges Pompidou

Une rencontre jeudi soir au vernissage de l’exposition La Fratrie avenue du Maine, a guidé mon programme de samedi dernier vers la Galerie Charlot, dédiée notamment aux arts numériques.

1. Lord Anthony Cahn sévit un peu partout, et pas mal dans des galeries parisiennes ces temps-ci. Ce graffiteur a eu l’audace au départ d’importer dans des lieux d’exposition des murs reconstitués. Parce que le volume et la symbolique urbaine le subjuguent. Puis, son art a évolué.

Sa matière première ? Des bouts d’affiches retournés et dérobés à la rue qui donnent le ton de ses toiles. Ce qui l’intéresse ? La transparence des inscriptions rendue possible par un travail sur la capillarité des morceaux utilisés.

Lord Anthony Cahn ©Valérie Hasson-Benillouche

Son obstacle majeur ? Trouver ces affiches qui constituent finalement sa palette. D’ailleurs, la projection d’une course parisienne en scooter  à la recherche des rares réclames et filmée par Manser en témoigne.

Lord Anthony Cahn vient du collectif d’artistes M. Au départ sans le sou, il produisait tout en miniature. Et aujourd’hui, 2 toiles plus petites que les autres sont présentées. Des séquelles.

Dans ce qui était alors la première salle, chaque toile porte le nom d’une couleur : Green ; Pink. Même le flanc des toiles, agrémenté d’un ruban adhésif blanc, est exploité (j’adore !).

Un collage sous verre présenté en guise de panneau lumineux reflète tout à fait sa recherche sur le jeu de transparence.

A voir jusqu’au 7 mai prochain.

 2. My way, par Jean-Michel Othoniel @ Beaubourg

Contrairement à l’explication que j’ai eu lors de l’exposition précitée, ici sont données à voir des œuvres plastiques chronologiquement, mais sans aucune explication (nonobstant le petit  dépliant qui est assez bien fait).

La première salle rend compte des œuvres déstructurées, parce qu’on est au début de sa carrière, quand l’artiste se cherche.

Ensuite, différentes études sont disposées, mais celles qui sont tout à fait intéressantes sont situées dans les deux dernières salles, beaucoup plus ludiques : des colliers gigantesques tout entortillés, avec des billes énormes soufflées de verre et dans des coloris acidulés qu’on a très vite envie de toucher.

Jusqu’au 23 mai 2011.

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This entry was published on April 28, 2011 at 4:30 pm. It’s filed under Art contemporain, Créateurs, Expo, Numérique, Street art and tagged , , , , , , . Bookmark the permalink. Follow any comments here with the RSS feed for this post.

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